Morcellements
- Claudius

- 11 janv.
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le ciel se morcèle
de fêlures et de fièvres
au-dessus des pylônes
qui hérissent la peau des eaux
plaques en expansion
dérives de continents célestes
où l'on peut entrevoir
un bout de l'insondable
aucun navire n’y tient plus
sans qu’un souffle creux
ne s’en mêle
trop de gris encore
pour y écrire
sans se tacher les yeux
un écho pourtant, sonore
un appel à sortir...
– qui va là ?
– personne!
– viens...
le mot résonne
sur la tôle sèche
de ma chaumière
– viens...
– il est trop tôt
le chœur est patient
l’harmonie, discrète
– viens...
– j’ai peur...
– du vertige?
– de plus vouloir redescendre
déjà les murs s’éloignent
je quitte ma maison
– mais puisque t’es personne
– et alors ?
– tu n'manqueras de rien




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