Poème du jour d'avant
- Claudius
- 18 juin
- 1 min de lecture

je traverse en marchant
une place publique
en effervescence
je n'y croise personne
( image Gerd Altmann - Pixabay )
je marche à côté
d’une ombre mi-dansante
qui essaie d'être moi
quand je savais danser
j'ai un quart de souffle
qui me sert de guide
le guide est aveugle
mon souffle est muet
j’ai un cri monstrueux
coincé dans la poitrine
que je ne peux libérer
sans risquer le carnage
j'ai rêvé d'un passage
qu’il me fallait franchir
je ne sais pas lequel
je ne sais pas le dire
aucun de mes amis
ne connaît mon adresse
je reste à l'abri
exposé à moi-même
la vie semble toujours
m'attendre en riant
là où je ne suis pas
et je me laisse prendre
je ne fais de mal
qu'à moi seul et encore
c'est par distraction
et j'en suis étonné
je suis mort ce matin
en ouvrant les yeux
je meurs encore souvent
ainsi va ma vie
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